mercredi 5 septembre 2018

C'est la rentrée pour eux aussi

Depuis quelques jours, nous avons à subir, à Houlgate, des dégâts importants causés par les sangliers. 






Avec le retour de l'humidité dans les sols, les vers de terre et les larves de hannetons et de tipules attirent les sangliers qui fouillent le sol pour y trouver à manger.
Avant de partir sur d'autres tâches, presque quotidiennement maintenant, l'équipe terrain s'emploie à remettre les morceaux déchiquetés.

vendredi 31 août 2018

Cordon Golf Open de Pléneuf


Le Cordon Golf Open de Pléneuf, compétition de renom inscrite au Challenge Tour se déroule en ce moment sur le Golf Bluegreen de Pléneuf Val André, en Bretagne Nord.



Denis, le Greenkeeper et son staff reçoivent chaque année, le renfort de jardiniers des golfs Bluegreen de toute la France. Cette année, en plus des locaux, la dream team est composée de :

Benoit Siège Bluegreen, Laurent Bordeaux Lac, Vincent Savenay, Jean Maurice Nantes, Nicolas Port Bourgenay, Dominique Quetigny, Guillaume Mignaloux, Henry l’Odet, Yvan Caen.

A cette liste vient s'ajouter un autre Vincent, qui depuis 13 ans maintenant, vient prêter main forte en tant qu'amoureux du parcours et représentant de la Société Lob Green. 

Cette  entraide s'inscrit dans une logique de mutualisation et de partage des compétences au sein du Groupe Bluegreen. Par exemple, le Golf de Caen à reçu, au printemps,  un renfort de Villennes, en la personne de Ludovic, qui à passé plus d'une semaine avec son tracteur et le Topchanger pour nous aérer les greens.  

En plus de ces renforts humains, la société Ransomes Jacobsen, partenaire de Bluegreen pour la compétition, met à disposition, cette année encore, quelques machines.
Une F305 pour la tonte des fairways, une GP400 pour la tonte des tees et des tours de greens et une lisseuse pour rouler les greens tout au long de la semaine. 

Le programme :

Lundi, reconnaissance et entrainement des joueurs
Mardi 1er Pro-Am
Mercredi 2ème Pro-Am
Jeudi 1 er tour
Vendredi 2ème tour avec un Cut le vendredi soir pour garder la meilleure moitié des joueurs
Samedi 3ème tour
Dimanche 4ème et dernier tour qui déterminera le vainqueur de l'épreuve.



Bon courage à tout le staff qui est à pied d'œuvre tous les matin vers 4:30 et bonne chance à tous le joueurs.
  

mercredi 29 août 2018

Racines vs Gazon : Le combat souterrain


Plusieurs options s’offrent aux intendants pour maîtriser les racines d'arbre qui empiètent  sur les greens, des bunkers et des chemins.
Le golf prend ses origines sur le littoral de la vielle Europe, sur des terres battues par les vents dépourvues d’arbre. Mais petit à petit les arbres ont fait leur apparition, ou plus exactement des nouveaux parcours ont été construits au milieu de zones boisées. La plupart des parcours cités en référence aux Etats-Unis proposent des fairways qui serpentent au milieu d’arbres centenaires à tel point que ce type de parcours sont désormais qualifié de traditionnels. 
Ces arbres sont là pour tester la dextérité des golfeur et pimenter le jeu en offrant des options de jeu différentes pour passer par-dessus un bosquet, contourner le houppier d’un arbre centenaire ou épouser le tracer d’un coup parfaitement maîtrisé en fade ou en drow . Les arbres servent également à souligner le tracé et les relief du parcours en donnant des perspectives de profondeur et en matérialisant les doglegs.
Cependant les arbres peuvent avaler la balle un peu courte d’un golfeur gourmand qui pensait pouvoir couper le tracé du trou.
Ils augmentent, au delà de l’aspect scénique, la valeur naturelle d’une zone en proposant un habitat faunistique varié. Autour des greens et des départs, les arbres fournissent un ombrage apprécié par les golfeurs lors des chaudes journées d’été. .
Mais les arbres peuvent également tester les compétences des intendants de golf. Les racines des arbres près de greens et des tees réclament un entretien particulier pour les empêcher d'entrer en concurrence directe avec le gazon. Les racines qui affleurent peuvent perturber de manière importante et durablement les surfaces de jeu.
Elles consomment l'eau et les nutriments destinés au gazon, qui s’en retrouve affaibli. Les racines de surface peuvent également endommager les revêtements des pistes pour les voiturettes et autres zones pavées, en particulier autour des club-houses et des parkings. Les éléments des tondeuses sont aussi détériorés par ces racines. Enfin, des perturbations notables sont observées dans les bunkers qui jouxtent les zones boisées.  Voici un aperçu des stratégies qui permettent aux directeurs et aux intendants de mettre en place une stratégie de lutte pour réduire ou éliminer les problèmes de racines d’arbres.



Réalisation de tranchées et sectionnement des racines


Le sectionnement des racines est sans doute la méthode la plus efficace pour éliminer les racines des arbres, en particulier autour des greens. Effectués à intervalle régulier (trois à quatre ans)  le long des parcours et plus spécialement à  proximité des greens, des pistes de voiturettes ou des bunkers, là où les racines posent le plus de problèmes. Sur une profondeur de 25 à 30 cm les racines surface sont contenues. A la trancheuse, sur une profondeur de terrassement de  60 à 90 cm, on peut contrôler la plupart des racines incriminées. Ce type de trancheuse, munie d’une chaîne excavatrice, se présentent sous plusieurs formes, autotractée légère avec l’opérateur derrière, automotrice plus lourde et plus puissante ou en outil attelé sur le troisième point d’un tracteur.

Dans le cas de l’utilisation d’un trancheuse classique, et pour un résultat parfait tant pour  la propreté que pour le jeu, il est préférable de déplaquer et de récupérer le gazon avant de trancher. Une fois le travail terminer, il reste à reboucher la  tranchée, bien la compacter et replaquer le gazon pour cacher la cicatrice. On prendra évidement soin d’éviter les canalisations d’arrosage, les câblages, les drainages et les divers réseaux de téléphone, électricité et gaz.
Certains spécialistes recommandent de reprendre à la main, dans la tranchée, les racines plus ou moins déchiquetées par le passage de la trancheuse. Un petit coup de sécateur permet une coupe plus propre des bouts de racines et de ce fait une cicatrisation plus rapide. Le passage des outils à lame qui travaillent en surface ne permet pas une telle rectification, mais la qualité des coupes est meilleure du fait du tranchant de l’outil.  
Le tranchage et le sectionnage des racines peuvent mettre en danger la stabilité de l'arbre, surtout si plusieurs grosses racines sont coupées. Il serait frustrant de tout faire pour essayer de conserver un bel  arbre, au demeurant ennuyeux avec son système racinaire, pour le voir mourir plus tard.  On veillera à conserver une distance mini entre le tronc et la tranchée. Cette distance varie selon l’essence, l’état sanitaire du sujet et la profondeur de travail. Le minimum est de 4 à 5 fois le diamètre du tronc. Par ailleurs, on ne doit pas détourer complètement un arbre, c'est-à-dire qu’on le limitera seulement sur un de ces côtés.
Un travail conjoint d’élagage permet de réduire la vulnérabilité au vent des arbres fortement impactés par un travail sur leurs racines.
Le tranchage le long des pistes de voiturettes et autres surfaces en dur permet de tailler les racines peu profondes qui menacent de casser ou de soulever la chaussée. Dans ce type de  tranchées, il est possible de placer une barrière mécanique et/ou chimique qui permet d’espacer de manière importante les interventions. Les architectes urbanistes utilisent fréquemment en plastique, en métal ou tissu pour tenter de limiter la repousse des racines sous les trottoirs.
 
Barrières rigides contre les racines

Les études ont prouvé que les barrières rigides, en plastique, verticales,  peuvent rediriger les  racines peu profondes, au moins temporairement. Les essais sur divers matériaux ont mis l'accent sur la prévention des dégâts sur les trottoirs et les voiries, ce qui permet de transposer leur utilisation autour des greens de golf.
En règle générale, les racines des arbres ont tendance à pousser vers le bas lorsqu'elles  rencontrent un obstacle. Par exemple une barrière en plastique avec des côtes verticales bien conçues. (Ce type de matériaux en plastique lisse encourage la croissance latérale, ce qui peut entraîner le développement de racines circulaires autour de l’arbre.)
Après que les racines aient atteint le fond de la tranchée c'est-à-dire le bas de la barrière  verticale, elles peuvent faire demi-tour, et remonter vers la surface, et ce particulièrement si la partie supérieure du sol est mieux drainés et plus propice à la croissance des racines que le sous-sol. Bien sûr, ces conditions décrivent à merveille le substrat des greens et des tees, humides, légers et riches en éléments nutritifs.  La barrière de  racine peut retarder l’invasion des racines vers le green. Cependant, naturellement, certaines essences sont plus invasives que d’autres.
Généralement, les barrières de racines sont fabriquées selon deux modèles, soit des containers  soit des barrières linéaires à dérouler. 
Les containers sont utilisés lors de la plantation et concerne essentiellement les zones de parking et de voirie ou les arbres disposeront d’un espace réellement exigu. Leur utilisation n’est pas envisageable sur des gros sujets établis.  A l’installation, il faut veiller à ne pas remblayer le pourtour des containers avec des matériaux de meilleure qualité que le sol sous-jacent pour ne pas encourager les racines à se développer de manière latérale. .
Les barrières linéaires peuvent être installées le long des zones à problème et ce, en général sur un seul côté de l’arbre. Les barrières sont installées dans la tranchée après que les racines aient été sectionnées le long d’un green ou d’une piste de voiturettes. Elles sont disponible en plusieurs profondeurs,  jusqu'à 60 cm. Les fabricants recommandent une longueur totale de la barriere supérieur de 1m au volume estimé du houppier. 
Bien sûr, si le sol, les paillis ou les débris  de mulch traînent en surface, au dessus de la barrière, les racines sectionnées à proximité ne tarderont pas à reprendre leur progression vers le green. La barrière doit impérativement être installée 1 cm en saillie au-dessus du sol. Un peu de soin doit être apporté à la barrière, pour maintenir le haut en bon état.
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Barrières chimiques

Au moins un fabricant commercialise une barrière de racine en textile non tissé extrêmement résistant  qui contient des agents chimiques,  répulsifs pour les racines. Comme pour les barrières en plastique,  ce produit également installé verticalement dans une tranchée à côté de l'arbre, ou comme une barrière qui entoure la zone à protéger. Le produit contenu dans les capsules est le Treflan, dont la matière active est la Trifluraline. Le produit crée un dégagement gazeux qui inhibe la croissance des racines dans sa zone d’action (5 à 6 cm de part et d’autre du géotextile. Cette action est sans effet pour l’arbre qui détournera son système racinaire de la zone.



 
Bien que les nodules chimiques puisse rester actifs une quinzaine d’années, les études ont montré que les racines peuvent contourner par le bas ou par le coté la barrière textile en trois ou quatre ans si la profondeur est insuffisante. Ce produit, développé pour empêcher les racines d’arbre de pénétrer les sites de stockage de déchets nucléaires est fabriqué en rouleaux de 350 mètres, sur une largeur de 150cm pour les plus profonds. Des largeurs de rouleau peu profondes (30cm) sont également disponibles.
 
Placement et sélection

Un choix judicieux des essences et de leur positionnement sur le terrain sont sans doute les remèdes les plus efficaces. Il va de soit que les problèmes sont moins marqués si les plantations sont tenues à l’ecart des greens et des zones à préserver. Mais parce que les racines des arbres occupent une superficie de quatre à huit fois plus importante que le houppier, d’autres moyens, curatifs sont parfois nécessaires.
 Les recherches montrent que les barrières de racines retardent l'arrivée des racines peu profondes dans des zones où elles ne sont pas les bienvenues. La durée d’efficacité peut dépendre du type d’arbre (espèce) et des conditions de sol dans la zone exploitable par le système racinaire de l’arbre. Les racines contournent ou détériorent les barrières en 3 ou 5 ans. Parfois beaucoup plus parfois moins si une faille est découverte. Le sable des bunkers et
les soubassement des voiries légères augmentent la vitesse de recolonisation de la zone.
Globalement le travail est efficace pour lutter contre les racines qui empiètent sur les greens et les tees.
La sélection des essences les moins invasives permet de jouer un rôle important. Bon nombre d’arbres ont des racines assez proche de la surface du sol, mais certains, sont bien connus pour produire dans cette zone un tissu racinaire dense et agressif. Ces arbres ne sont pas recommandés à proximité des greens, des tees et de toute zone à préserver des affres de la concurrence des racines.  


Arbres gênants

Vous pouvez éviter les problèmes de racines en sélectionnant les espèces dotées d’un enracinement pivotant (vertical). L’association des architectes de Californie a blacklisté les essences à risque pour les dégâts aux voiries et trottoirs.

Des botanistes interrogés sur la question estiment qu'il n'y a pas d’arbres avec 100% des racines en surface ou au contraire 100 % des racines en profondeur. Les racines de la plupart des arbres sont situées dans les 30 à 50 premiers centimètres du sol et vont rarement à plus de 2 m50 ou 3 m de profondeur.

Malgré cela, certaines espèces produisent un maillage racinaire très en surface qui méandre entre la couche supérieure du sol et la couche de gazon ce qui occasionne des dégâts importants. Les essences à éviter sont :

  • Saules (Salix spp..)
  • Acacias ou robinier (Robinia Pseudacacia)
  • Peupliers (Populus spp.)
  • Aulne blanc (Alnus incana Moench)
  • Mûrier (Morus alba)
    • Érable plane (Acer platanoides)
    • Érable argenté (Acer saccharinum)
    • Frêne (Fraxinus spp..)
    • Érable rouge (Acer rubrum)
    • Érable à sucre (Acer saccharum)
    • Érable sycomore ou platane (Acer pseudoplatanus occidentalis)
    • Liquidambar (Liquidambar styraciflua)
     
    Article de Mark Khind
    Tiré de la revue Golf Course Management
    Traduction Pascal VAN HOLLEMEERSCH

    vendredi 24 août 2018

    Racines sous le green du 1

    La partie droite du green du 1 était impactée par la présence de racines d'arbres depuis quelques temps, mais le phénomène s'est particulièrement amplifié avec la sécheresse de cet été.

    En effet, les arbres, aux abords des zones arrosées,  viennent chercher l'eau et les éléments fertilisants, et en particulier sous les greens. Ils entrent en concurrence directe avec le gazon pour les ressources disponibles.

    
    En plus de la tonte, les opérations spécifiques             (spikes, verticut, aérations) ont dégradé la surface de ces racines, les déformant et les rendant encore plus visibles.



    Le dur combat que mène un gazon haut de 3 millimètres  contres des frênes et des peupliers hauts de 30 mètres est un peu perdu d'avance. C'est pourquoi, depuis 3 ans, nous réalisons des tranchées sur le pourtour des greens et des tees pour limiter, voire supprimer cette concurrence déloyale.

    La présence du réseau d'eau et du câble électrique sur la partie droite du green du 1 ne nous avait pas permis jusqu'alors de réaliser cette opération en toute sécurité. La recherche de câble, avec le détecteur de réseau sur l'ensemble du golf la semaine dernière, nous permet désormais de savoir exactement où passent nos réseaux et donc de pouvoir planifier un "root pruning" pour cet automne.

    Dès que possible donc, une tranchée sera réalisée, en pied de talus, pour solutionner ces problèmes. Selon l'importance des racines, nous seront sans doute appelés à mettre dans notre tranchée un barrière mécanique de type géotextile ou polyane épais.

    En attendant cette intervention plus lourde, les racines les plus visibles ont été coupées à la scie et les tronçons de surface ont été enlevés.
     
     












    1ere moitié des racines évacuées











    Les zones impactées par la réparation on été nivelées avec  un mélange de sable et de matière organique. Un semi de regarnissage a été effectué avec de l'agrostis tenuis et de l'agrostis stolonifère pour permettre de retrouver de bonnes conditions de jeu.

    vendredi 3 août 2018

    Panne d'arrosage

    La panne d'arrosage de ces derniers jours est liée à un câble enterré défectueux (coupé ou endommagé). La zone douteuse à été circonscrite et les 3/4 du parcours pouvaient être arrosés normalement.

    Cependant, compte tenu des conditions météorologiques particulièrement sèches (températures diurnes élevées et vent desséchant) nous avons été obligés de mettre en place un câblage aérien entre la boite d'arrosage du tee 9 bois (alimentée) et la boite du green 1 bois (non alimentée). Cette installation temporaire nous permet d'arroser automatiquement, sans encombre.



    Vous pourrez observer le câble, posé à même le sol dans le rough du 1/9 bois et sur la parti arrière du tour de green du 1 bois. Pour plus de visibilité, nous avons matérialisé le passage du câble par des arceaux blancs et des piquets verts. Cette installation nous permet en outre de maintenir le câble plaqué au sol et tendu.



    Le câble est prévu pour transporter l'information électrique pour commander les électrovannes, la  tension qui y circule n'est que de 24 volts. Donc pas de danger !


    Dès le début de la semaine prochaine, nous allons louer un détecteur de câble pour trouver exactement la partie défectueuse du réseau.  Cette opération prendra environ 2 jours, nous profiterons en effet de l'appareil pour mettre à jour (sur l'ensemble des 27 trous) les vieux plans de câblage obsolètes que nous avons.
    Pour ce faire un émetteur envoi un signal en 50 hertz dans les fils, qu'un récepteur portatif reçoit et cela permet de connaitre l'emplacement assez précis et la profondeur du câble.

      
    Le résultat est atteint, le temps que nous trouvions la zone à problème. Les derniers tests effectués hier et ce matin nous mettent tous les voyants au vert sur le programmateur, en attendant la pluie.





    Nid de Frelon à Caen

    Le lundi 23 novembre 2015 il a été procédé au Golf de Caen à la neutralisation d’un nid de frelons asiatiques (vespa velutina), à gauche du trou N°4 du parcours de la plaine. D’un diamètre de 70 à 80 cm environ (environ 6 à 7000 individus), le nid était à une trentaine de mètres du sol, au sommet d’un peuplier.
     
    La technique employée, consiste à injecter sous pression, de la poudre insecticide à l’intérieur du nid, depuis le sol, à l’aide d’une perche télescopique. Sept ou huit injections en divers points du nid sont nécessaires.

     


    Contrairement à un nid de guêpes ou de frelon européen (vespa crabo), il ne faut pas enlever le nid mais le neutraliser. En effet, alors que guêpes et frelons font des nids contenant une seule et unique reine, le frelon asiatique construit des nids renfermant un grand nombre de reines (surement 200 ou 300 en ce qui nous concerne).

    Une partie des reines se trouvant dehors, à leur retour, l’absence de nid les conduirait à immédiatement refonder, pour chacune d’entres elles, une nouvelle colonie. La méconnaissance du cycle biologique de l’animal à été l’un des principaux vecteurs de propagation de l’espèce. Quand on sait qu’une dizaine d’individus est capable de détruire une ruche, on comprend l’inquiétude des apiculteurs. 


    L’insecticide utilisé, est très sélectif et se dégrade complètement après quelques jours. Les individus en dehors du nid lors du traitement, seront détruits par contact à leur retour dans le nid. Dans les jours qui suivent l’intervention, les éléments naturels, soleil, vent, pluie, dégraderont la structure du nid neutralisé.



    Ne sous-estimez pas l'adversaire :

    Le frelon asiatique est très agressif à proximité de son nid et attaque en groupe.

    La piqure est équivalente à celle d’un frelon européen, mais elle est beaucoup plus douloureuse.

    Le frelon asiatique, possède un dar plus dur et plus long (7mm) que le frelon européen

    Le nid de frelon asiatique doit être neutralisé et non enlevé (sauf pour les tout petits).

    Le frelon asiatique mange le thorax des abeilles, il laisse la tête et l’abdomen, moins riches en protéines

    Un nid de 70 à 80 cm est un gros nid, mais des nids de 1m et plus sont fréquents

    jeudi 2 août 2018

    Nid de frelon à l'atelier


    Un nid de frelons asiatique était en formation sur la charpente d'un des bâtiments de stockage du Golf d'Houlgate. La difficulté d'accès et la dangerosité de l'opération nous a conduit à faire appel à un spécialiste de la destruction de ce genre de nid.
    L’opération “nids de frelons” s’est bien déroulée.Le nid (environ 25 cm de diamètre) était accroché sous la charpente à 5 ou 6 mètres de hauteur.
    Par mesure de sécurité, Gaël n’a pas eu l’opportunité de prendre en photo chaque étape...

    En revanche, il peut nous les décrire :
     
    1- Déplier et bloquer l’échelle délicatement sous la charpente à proximité du nid (à ce moment-là, les frelons sont plus virulents, très agressifs).
     
    2- Attendre cinq minutes que les frelons reviennent à l’intérieur du nid, une intervention en soirée est préférable pour récupérer tout ou presque de la colonie.
    Pendant ce temps, on prépare la poudre insecticide à l’intérieur du sac plastique dans lequel le nid sera collecté.
    L’opérateur porte une combinaison spécifique à l’image de celle utilisée par les apiculteurs, mais en plus épais, en effet le dar du frelon asiatique est bien plus long et plus redoutable que celui des abeilles.
     
    3- L’opérateur, muni du sac, monte à l’échelle et décroche le nid de la charpente. Le sac est refermé, les frelons sont pris au piège.
     
    4- Seconde phase, l’opérateur remonte à l’échelle afin de poudrer la charpente. Ainsi, les derniers frelons qui avaient quitté le nid viendront récupérer la poudre au contact du bois.
     
    5- Rangement du matériel.
    Pas de survivants détectés.

    Pour plus d'information sur le sujet, lire (ou relire) l'article sur le nid de frelons à Caen sur ce blog.
     

    lundi 2 juillet 2018

    La Vitesse peut tuer


    Il y a de nombreuses années, un dénommé Edward Stimpson, golfeur émérite et assidu, aspirait à plus d’homogénéité entre les greens d’un même parcours. Pour parvenir à ses fins, il inventa un dispositif destiné à s'assurer que tous les greens du parcours proposaient une vitesse semblable. L'idée était de donner aux intendants un  moyen simple de comparer la vitesse du green N°4 avec celles du 13 et du 17 et de pouvoir prendre des mesures pour harmoniser tout cela (voir article sur La Promotion Dames). C'était, sans doute, une idée louable. Cependant, il arrive parfois que les bonnes idées soient dévoyées.

     Aujourd'hui, son outil, le Stimpmeter, est souvent utilisé abusivement pour comparer la vitesse des greens d’un parcours à l’autre et, malheureusement, établir une référence pour la difficulté des greens.

    On entend parfois les golfeurs dire ‘’ Hey les gars ! les greens du Golf d’à côté sont à 3m45 cette semaine’’.  Cela signifie simplement que les greens étaient aussi rapides que du carrelage et donc presque injouables surtout s'ils sont petits et avec un peu de relief.

    D'un point de vue purement commercial cela peut se défendre mais il faut toutefois prendre en compte le coût de l’entretien de telles pratiques, l’impact sur l’environnement et les conséquences sur la santé des greens sur le long terme. En bref, et c’est bien connu, la vitesse peut tuer.

    Voici pourquoi : un green sain et vigoureux peut être maintenu à une hauteur de coupe assez rase (3mm) pour de courtes périodes, sans conséquences graves si ledit green est bien préparé et les conditions météorologiques acceptables.

    Les parcours hôtes de grands tournois, préparent les greens des mois en avance et allouent un budget conséquent pour proposer des greens francs, vigoureux et rapides pour les joueurs des épreuves de la PGA. Par exemple, les greens à Augusta National ou Oakmont peuvent ‘’rouler’’ au-delà des 3m50, correctement préparés et en conditions sèches.Toutefois, les greens rapides sont très fragiles. Si on fait la comparaison avec le corps humain, on pourrait dire que leur système immunitaire peut être très affaibli. Ils deviennent sensibles aux maladies et aux ravageurs et par conséquent peuvent nécessiter des traitements chimiques supplémentaires.

    Les conditions météorologiques peuvent également  détériorer rapidement la santé d'un green. Des températures élevées et le manque d'humidité dans l'air peuvent endommager des greens maintenus à des hauteurs de tonte très courtes. Les risques, de maintenir des greens à des vitesses très élevées, même avec une bonne technicité, en conditions difficiles, sont très importants.Durant l’été 1995, à travers l'est des États-Unis, une longue période de sécheresse avec des températures élevées, avait dégradé durablement les greens sur nombre de parcours.  Beaucoup de golfs, parmi les plus connus du monde, avaient subi de très graves dommages, qui avaient altéré durablement  la qualité des greens, les rendant souvent injouables pour la seconde moitié de l'année. Bon nombre d'entre eux avaient dû être ressemés voire replaqués en intégralité. Avec toutes les conséquences que l’on imagine en termes de budget, de jouabilité et de réputation.Les solutions pour résoudre la délicate équation de la vitesse des greens réside dans la recherche et le développement de nouvelles graminées (espèces et/ou variétés) plus tolérantes aux conditions requises à l’obtention de greens rapides.  Au-delà des firmes commerciales, les organisations telles que l'USGA, la PGA et la GCSAA investissent des millions de dollars dans ces travaux de recherche. 



    D’un autre côté, les golfeurs doivent également comprendre et accepter les limites biologiques des greens, systèmes vivants sensibles.Messieurs les golfeurs, tenez également compte des conseils des intendants qui gèrent, nourrissent, protègent et soignent ces écosystèmes.


    Enfin, beaucoup de golfeurs doivent changer leurs attitudes au sujet de l'aspect compétitif de la vitesse des greens, comme doivent changer les mentalités avec les restrictions d’eau, d’engrais et de produits phytosanitaires.  Ils seraient bien inspirés, dans le sillage de M. Stimpson, de considérer le stimpmeter comme un outil en recherche d’homogénéité des greens et non un juge (pas souvent de paix) entre les parcours.

    Source GCSAA (Golf Course SuperIntendents Association of America)
     Traduction Pascal VANHOLLEMEERSCH